ICI COMMENCE  LE PAYS DE LA LIBERTÉ

Conception, texte, mise en scène | Jean Le Peltier
Interprétation | Gwendoline Gauthier, Sophie Guisset, Jean Le Peltier
Lumières | Alice Dussart
Son et régie générale | Benjamin Lasserre
Scénographie | Justine Bougerol
Collaborations dramaturgiques | Lorette Moreau, Vincent Lécuyer
Production | Marion Valentine – Bora Bora productions
Développement, diffusion | Charles Éric Besnier-Mérand – Bora Bora productions

Production : Grand lointain (Nantes) en association avec Ives et Pony (Bruxelles)
Coproductions | Atelier 210, Bruxelles ; TU-Nantes ; Mythos, Rennes ; Bain public, Saint Nazaire.
Soutiens, résidences | Le CENT-QUATRE, Paris ; La Bellonne, Bruxelles ; La Balsamine, Bruxelles; Le Quai – CDN, Angers ; MA, scène nationale du Pays de Montbéliard ; La Paillette, Rennes ; Le Théâtre de Poche, Hédé. Avec l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Ville de Nantes, du Département de Loire-Atlantique, de la Région des Pays de la Loire, du Ministère de la Culture / DRAC des Pays de la Loire

 

ICI COMMENCE LE PAYS DE LA LIBERTÉ réunit une fête folklorique qui dégénère, des souvenirs déformés, des existences aussi banales que tragiques, le tout dans un huis clos spectral où trois personnages se retrouvent comme dans la tête d’un·e seul·e. Tout à la fois drôles, maladroits, méditatifs ou vindicatifs, ils/elles esquissent une tentative de réconciliation avec eux-mêmes.

Dans ce conflit qui se construit sous nos yeux, se déplace des idées. Celle que l’on se fait d’un pays par exemple. Un pays ne serait plus ce grand territoire informel de géographie et d’émotions. Il se réduit à ce qui peut être véritablement assurément pour tous et toutes. De véritable pays il n’y en a vraiment qu’un seul. Celui qu’on a dans la tête.  Le seul territoire auquel nous appartenons vraiment, un territoire fermé dans lequel personne ne peut entrer. Celui-là ne peut pas être disputé. Tous les autres, bien au contraire. Un pays ça ne peut être qu’un paysage mental qui nous accompagne et qui se déforme selon où l’on se trouve et qui nous entoure. Le reste, en y réfléchissant, ce ne sont que des fictions, plus ou moins solides, qui se perpétuent dans le temps et auquel on s’attache plus ou moins volontairement.

Une autre idée qui s’y déplace est la manière dont on se raconte notre existence. À nous même et aux autres. Il y est question de conversations intérieures, de souvenirs qui se déforment avec le temps, mais aussi de la manière dont on s’imagine des événements historiques. De comment, dans un récit, l’agencement de ces événements modifie l’idée que l’on s’en fait.  

Si ces trois personnages sont bloqués dans ce grand puit à faire bouger leurs idées sur la vie, c’est la faute de l’un d’entre-eux, un comédien qui joue particulièrement mal. Cette année à l’occasion de la fête du village, entre la levée de l’arbre par les hommes et la danse folklorique par les femmes et les enfants, il a proposé une petite reconstitution historique.

Histoire de dramatiser le sens de cette fête, de rendre le moment plus solennel. Personne ne sait vraiment qui lui a demandé de faire ça.

Il jouait avec une voix bizarre pleine d’emphase et d’assurance.

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